La finance islamique moderne paraît sous la nécessité de développement
des décisions financières islamiques de long terme : l’investissement et le financement sous le respect de la loi coranique. Entre 1956 et 1963, Gordon et Shapiro
proposaient leur modèle d’évaluation par les dividendes, et Modigliani, Miller,
Markowitz et Sharpe considéraient, dans leur contexte d’analyse, la présence de
l’actif sans risque. Ces travaux ont marqué la genèse d’une finance moderne
conventionnelle. Au sein de cette même petite fourchette de temps, en se référant à
l’esprit coranique, les communautés musulmanes Malaisiennes et Égyptiennes ont
emprunté une voie islamique moderne tout aussi pensée que pratiquée. Les bases
de la finance islamique sont d’abord explicitées aussi bien aux niveaux micro que
macroéconomiques. Notre analyse montre ensuite que les instruments islamiques
d’investissement et de financement sont suffisamment convergents avec les instruments de la finance moderne conventionnelle. Enfin, l’exclusion de la Riba, la
rentabilité prédéterminée, l’inégalité des contrats, les instruments dérivés et les
investissements dans les secteurs illicites conditionne un modèle de développement
homogène.

Publiée: 2018-05-28

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